Voilà l'enchantement

cirque-théâtre, conte, animation, enseignement, organisation de festival

Qui sommes nous ?

dessin pour logo

L’enchantement

 est une denrée qui se fait de plus en plus rare.

Cependant il existe toujours car il est malin et sait bien se cacher. On le trouve dans certains arbres que les elfes et autres habitants des forêts tiennent en secret. Mais il a également une autre cachette, qu’il apprécie particulièrement, qui se trouve quelque part, tout au fond du cœur des humains.

Cependant, l’enchantement ne peut s’empêcher de conquérir de nouvelles personnes et de nouveaux espaces. Ceux qui ont tenté de le garder que pour eux n’ont reçu que du désenchantement. Par contre, ceux qui ont compris le sèment à tous vents et l’offrent généreusement à qui veut bien.

Nous en avons reçu une quantité inimaginable, c’est pourquoi nous avons commencé à nous organiser afin de ne pas le gaspiller trop hâtivement.

Vous, à qui nous avons eu envie d’en offrir, n’espérez rien de concret et ne soyez pas en attente, il est timide et risquerait de s’enfuir face à un trop grand enthousiasme. Si vous lui laissez un peu de temps il viendra se blottir contre vous.

Comment le reconnaître ?

Il peut se dévoiler par un léger sourire qui vient relever le coin des lèvres et parfois on peut l’entendre sortir d’une bouche en faisant « oh » ou même « waouw ». Mais très souvent il reste discret. Il vient effleurer la peau des gens provoquant des petites bosses rigolotes appelées plus souvent « chair de poule ».

Il donne l’impression de voir tout différemment qu’à l’ordinaire, embellissant les formes et les couleurs et  permet de se sentir léger.

Ça y est vous l’avez reconnu. Voilà l’enchantement.

Historique

Fondée en Belgique en 2003 par Myrtille Harris et Benoît Vivien, cette compagnie voit le jour avec la création d’un spectacle clownesque «Les Ainsi Flottants», une création originale de cirque-théâtre autour d’une trame musicale, fruit de leurs expériences de voyages et de performances en rue entre 2001 et 2003.

En 2004 ils créent «Feu Faux Laids», spectacle de feu pour la rue et commencent à écrire les chansons de ce qui deviendra « Myrtille & baie des bois », spectacle de cabaret-chansons dont la première à eu lieu en 2005.

En 2006-2007, la compagnie crée deux nouveaux spectacles pour la salle à Bruxelles, un solo de Benoît «Monsieur Bleublanche» et un spectacle pour enfants «Qui aime bien chatouille bien» en collaboration avec l’illustratrice Mélanie Busnel.

Les deux artistes sont également les organisateurs d’un festival favorisant la rencontre et les échanges entre artistes «Le p’tit camping enchanté» qui a donné le jour à sa 3ème édition en 2006.

En 2008, l’arrivée de leur fille Pimprenelle leur impose de travailler à tour de rôle. Myrtille se consacre au chant et à l’écriture de chansons et d’un conte « Le P’tit Rien » tandis que Benoît adapte son solo de « Monsieur Bleublanche » pour la rue, réalise des courts-métrages, écrit des histoires pour enfants et compose des musiques.

En 2010, Benoît participe à la tournée du cirque « MONTI » en Suisse.

En 2011, Myrtille Harris crée et interprète le conte « Le P’tit Rien, qui fait du bien » sous l’Oeil complice de Benoît Creteur (Compagnie des Six faux nez) qui se joue en festival à partir de 2012

Inspiré par l’envie d’enchanter, ils décident de faire profiter de leurs divers atouts en réunissant 3 spectacles et deux animations dans leur « p’tit festival enchanté » à partir de 2011.

 

Interview de Benoît au Car à Ath
Publié le 15 octobre 2013 sur le site du Car

– Pouvez-vous me parler de votre compagnie ?
Fondée en 2003, la Compagnie Voilà l’Enchantement est basée sur la rencontre d’un couple, un circassien et une comédienne. Avec la volonté de travailler et voyager ensemble, nous avons bourlingué pendant quelques années. Ensuite, sur base des improvisations faites en rue, nous avons créés « Les Ainsi Flottants ».
Après la diffusion de notre première création en Belgique, en France et en Suisse, on a eu l’envie de créer un autre spectacle mais pour la salle : « Qui aime bien chatouille bien ». S’en suivent plusieurs créations pour la salle et la rue.
Le nom de la compagnie vient de notre souhait de réchauffer le cœur des gens et de leur amener un enchantement. Nos créations sont assez positives, plus dans l’univers clownesque. Notre envie est de créer des spectacles sans trop se prendre la tête, sans forcément aborder des sujets sérieux ou d’actualité, nous laissons ça aux autres qui savent bien le faire.
– Est-ce que vous avez une volonté de travailler sur les deux approches, la rue et la salle, ou avez-vous une préférence pour le théâtre de rue ?

On aime bien les deux approches. On se complète car l’un de nous vient du spectacle de salle et l’autre de la rue. On aime bien la salle pour tout le confort que cela offre pour jouer mais cela apporte aussi son lot de complications, et peut coûter plus cher à la création.
Et y a rien à faire, on préfère toujours le public de rue, le rapport avec celui-ci, les retours et les rires directs, la possibilité d’interrompre une scène et jouer avec ce qu’il se passe, avec les gens. Ce que l’on peut difficilement faire en salle.
– Pouvez-vous me parler de votre nouveau spectacle ?
Comme notre fille grandit et va bientôt rentrer à l’école, nous souhaitons faire un dernier grand voyage : 6 mois en Amérique du Sud. Avec l’envie d’amener quelque chose là-bas, entrer par certaines portes, rencontrer des gens et être en contact avec la population. Nous irons dans les orphelinats, les bidonvilles et travailler avec les enfants de la rue.
Pour le moment, nous sommes dans la phase administrative, dans la recherche de contacts. Nous partons dans deux mois. Le spectacle n’est pas encore tout à fait créé mais on va utiliser la matière d’autres spectacles, faire un condensé des anciennes créations. Il rassemblera clown, acrobatie, jonglerie, un peu de musique… On est venu travailler au CAR pour reprendre toute cette matière.
Ce spectacle de rue se jouera devant 300 à 500 enfants. Ce sera une première expérience pour nous, même si on a déjà travaillé dans l’humanitaire en Inde, au Liban ou au Maroc. On a déjà eu quelques confrontations avec des enfants dans des orphelinats mais c’était limité à de petits groupes de 50 à 60 enfants. Là, on risque d’arriver dans des grandes configurations où il faudra gérer ce public. La création se rôdera au fur et à mesure du voyage. L’idée, c’est aussi de revenir en Europe avec ce projet et pouvoir le diffuser dans les festivals. Il s’appellera encore « Les Ainsi Flottants », le nom de notre premier spectacle de rue.
On pense peut-être faire aussi un petit carnet de voyage. Et, pourquoi pas, le faire éditer et le vendre avec le spectacle.
– Y aura-t-il une différence entre le spectacle qui sera créé durant votre voyage et celui que sera diffusé par la suite en Europe ?
Le public ne sera pas le même donc oui, il faudra probablement le réadapter. Là, on se documente pas mal sur la culture latino avec des amis du terrain, sur le rapport à l’humour en Amérique du Sud. On partait sur l’idée de faire une parodie du tango, puis un ami de là-bas nous a dit : « Attention, le tango c’est comme une religion ».
Il nous a donc conseillé de jouer l’autodérision, de se moquer de nous-même en tant que touriste, étranger plutôt que de se moquer d’une culture qu’on ne connaît pas très bien. On ira en Argentine, en Uruguay, en Bolivie et au Pérou. Il faudra adapter certaines choses en fonction de la culture. On retravaillera le spectacle au fur et à mesure durant notre voyage selon les expériences. Après, on reviendra ici et le spectacle sera tellement bien rodé que ça ira bien. (rires)

 

%d blogueurs aiment cette page :