Voilà l'enchantement

cirque-théâtre, conte, animation, enseignement, organisation de festival

Monsieur Bleublanche

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Un spectacle de danse alliant jonglerie d’objets et acrobatie burlesque, joué par un personnage clownesque malgré lui.

Devant vous, Monsieur Bleublanche crée son numéro de danse jonglée. Doutes, angoisses et rêves de gloire, images vidéos et musique s’allient et se succèdent pour vous révéler l’éternel dilemme de la création.

Ecrit et interprété par Benoît Vivien

Mis en scène à la création Francy Begasse

Œil extérieur et dramaturgie à la reprise : J-M Frère

Création lumière de Thyl Beniest

Images et montage vidéo de Nicolas Missart

et Benoît Vivien

Œil extérieur et accessoiriste : Myrtille Harris

 Une production de la Cie  Voilà l’enchantement

En coproduction avec l’Espace Catastrophe / Lieu de Création – Arts du Cirque # Arts de la Rue # Arts clownesques (Bruxelles)

Avec le soutien de : Latitude 50, du PCT Dommelhof, du Centre culturel Jacques Franck et de la Loterie Suisse Romande

http://www.youtube.com/watch?v=SxDgljIX7LI&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=Ne5wirpERsk&feature=related

Le spectacle

 Avec un vocabulaire personnel et inattendu, utilisant le langage d’expression physique, la danse, l’acrobatie, la jonglerie, le spectacle recourt également à l’utilisation de la video en direct sur scène. Cet oeil extérieur impitoyable, ce regard muet et impartial enregistre les faiblesses, les maladresses, mais se mue aussi en instrument de mémoire, en miroir narcissique.

 Monsieur Bleublanche dit et redit le cruel face à face de l’artiste avec l’angoisse de la page blanche, jonglant avec ses balles blanches sur le grand vide noir de la scène, tentant de mettre sur pied un numéro de cirque.

Pour s’inspirer dans son travail, il regarde ses idoles en vidéo. Cependant il est bouleversé par la réalité de la vie qu’il côtoie à l’extérieur et se pose des questions sur sa réalité et la nécessité de son travail.

 Transcendant ses doutes, ses coups de blues, ses douleurs physiques mais aussi ses rêves de gloire et sa folie créatrice, Monsieur Bleublanche se prend au jeu, s’emporte et dévie. Retrouvera-t-il son chemin ?

Photo d'Antoinette Chaudron 3

L’Express, L’Impartial, lundi 2 octobre 2006, page 14 Culture et société

Et avec les oreilles?

Danse contemporaine Antilope s’est achevé hier soir. Les compagnies invitées par le festival ont offert des spectacles forts, unis par la thématique de l’écologie du corps

Jongleur, acrobate, danseur, vidéaste, humoriste, Benoît Vivien a fait vibrer les gens vendredi à Beau-Site à La Chaux-de-Fonds, dans un spectacle donné dans le cadre du festival de danse contemporaine Antilope.Dans le rôle de «M. Bleublanche», présenté par la compagnie belge Voilà l’enchantement, il vous cloue sur votre siège. Le geste ample et élégant, vingt fois il relancera sa balle dans l’espace et, ving fois, à une fraction de seconde près, elle retombera dans sa main. L’image est belle. Vous êtes K.-O. d’admiration. Du décalage au dérapage «Heureusement que j’ai une main gauche et l’autre plus à droite…», écrit-il sur le tableau noir où il note, au cours du spectacle, quelques règles de travail, ainsi que les idées qui, soudainement, lui traversent l’esprit. Ce qu’il recherche, c’est un peu de rêve, quelque chose qui surprenne le quotidien dans ses habitudes, qui les détourne avec le sourire, insuffle de la fantaisie. Vidéaste, il se sert de ce média comme toile de fond. Il est imprévu, passe d’une vertigineuse acrobatie à un numéro d’imitation. Il exploite différentes disciplines, les mixe et place la barre très haut, tout en restant proche des gens. Autant d’occasions de glisser du décalage au dérapage, du dérapage au déjantage. Tout est prétexte au jeu et à l’improvisation. Il a ses humeurs, des actions poussées parfois jusqu’à l’absurde, lorsqu’il transporte son fauteuil comme le ferait un chameau. Ma que calor! Vivien est capable de refaire la danse des petits pains de Chaplin, sans se mélanger les pinceaux, comme il dansera la valse et d’autres rythmes encore. Danser, jouer avec ses balles, c’est son fonds de commerce, et là, la variété de ses expériences et de ses enthousiasmes lui donne une vraie profondeur. L’occasion faisant le larron, Antilope a présenté ensuite la compagnie Atala Bernal de Bogota dans «Chicas de gelatina». Accrochez vos ceintures! La chorégraphie fait référence à ce type de femmes qui, par la chirurgie esthétique, modifient leur corps dans le but d’atteindre les canons à la mode. Le projet n’est pas nul, la scénographie est édifiante, les éclairages subtils, et pourtant on assiste à une parodie échevelée de trois femmes en rut. L’image de la Vénus de Botticelli projetée, un instant, sur l’écran, vous rassérène, le thème va-t-il se recentrer? Du tout. L’exécution, très peu dansante, se poursuivra et se terminera dans le burlesque.

Denise de Ceuninck

La Libre Belgique, lundi 26 novembre 2007

Soirée « Hors Pistes » enlevée et contrastée.
Un « Monsieur Bleublanche » en danse jonglée et des « Pas Perdus » d’Argonautes zen, ludiques, explosifs…
Soirée contrastée aux Halles de Schaerbeek entre l’intimiste « Monsieur Bleublanche » et les Argonautes plus explosifs. Deux cirques nouveaux, deux langages différents, deux bonheurs égaux. « Hors pistes » poursuit son chemin aux Halles pour offrir une belle diversité du cirque contemporain toujours prêt à interroger la société. Comme le prouvera encore « Peut-être » par la Cie portugaise « Ultimo Momento » (1).

Dans un décor théâtral, avec vieux fauteuil et tableaux noirs, Benoît Vivien, jongleur, acrobate, danseur, performer de théâtre, musicien, vidéaste et on en passe, vient livrer ses doutes. « Ne pas se décourager », « Un artiste a le droit de se tromper », « Un jongleur est un artiste » sont, entre autres maximes, tracées à la craie blanche. Après quelques tentatives, Benoît Vivien retourne à son tableau, guérit ses maux ou admire ses prouesses sur la vidéo. Et l’image de rappeler son regard et son pouvoir de séduction.

« Work in progress » abouti, « Monsieur Bleublanche » met en scène, sous la baguette de Jean-Michel Frère et Francy Begasse, les doutes de l’artiste, ses espoirs, ses découragements, ses renoncements et ses succès. En passant par la danse des petits pains de Charlie Chaplin ou les pas de Gene Kelly dans « I’m singing in the rain… ». Joli clin d’oeil au passé, aux références, à l’ancrage pour montrer qu’au présent, le talent est là. Habile jongleur, danseur agile, artiste complet, Benoît Vivien, mine de rien, s’essaye, dans son costume trop large, à une figure d’une grande complexité pendant que la balle, mille et une fois lancée, revient juste où et quand il faut. Souple de l’âme au corps, il fait publiquement aveu de faiblesse. D’où sa force.

Laurence Bertels

Article paru le 1er décembre 2007 sur le site: http://www.cultureetdependances.be/?013/Theatre-belge

A la recherche de la balle perdue

Seul en scène, monsieur Bleublanche présentait samedi et dimanche dernier la version finale de son spectacle entre cirque et théâtre

 Un essaim de balles mortes gît sur scène. Flèches, pense-bêtes et réflexions tout azimut inscrits sur trois tableaux noirs, laissent imaginer les virevoltes qu’elles viennent d’essuyer. Affalé dans son fauteuil, l’artiste tripote une de ses balles. Tout à coup, il se lève et s’affaire, range son fatras, anime quelques gadjets, puis daigne enfin regarder son public. Subrepticement. Car, trois balles viennent aussitôt camoufler son visage.

Le jongleur répète loin de la piste. Nous le troublons. Sentiment confus dans la salle. Se trame là un « je t’aime, moi non plus » éphémère entre l’homme et ses balles. Monsieur Bleublanche joue le bonhomme mal assuré. Ni équilibriste, ni acrobate, ni vidéaste. Simple artiste en répétition, répétitif et absurde. Il se démène dans une série d’exercices, trébuche, s’empêtre dans sa veste. Sans peur de la chute et de l’échec. Ses défis s’inscrivent à la craie. Le jongleur s’obstine à ne jouer qu’avec une seule balle. Peine perdue. Celle-ci semble s’être liguée contre lui. Ces consoeurs entassées dans une petite valise attendent leur tour impatiemment.

L’enchaînement des tableaux en musique tient le spectateur en haleine. Du manque de souplesse jaillissent soudain des élans gracieux. Des rebonds agaçants de la balle perdue nait un tourbillon d’images. « Singing in the rain » retentit. Le saut devient périlleux. Les objets s’animent. Les enfants sont conquis, heureux de voir un geste enfin accompli. Monsieur Bleublanche parodie même son processus de création au tableau noir en remplaçant le « r » d’artiste par un « u ». Blague à part pour adultes.

Un homme gauche, très adroit tire sa révérence.

Clotilde de Gastines

«La compagnie de Benoît Vivien dévoile ce qui nous fait honte, des choses cachées » Jean-Claude Pellaton, chorégraphe

« J’ai pris conscience, et avec admiration, de l’équilibre obtenu entre la conception et la réalisation – ce qui est précisément le thème de cette « performance ». C’est bien un numéro de clown, pile et face, qu’il propose, et c’est le clown potentiel en chacun de nous qu’il réveille, tout en lui tendant des miroirs actualisés plus ou moins déformants. »

Thierry Vivien (lettre ouverte, 22 oct. 06)

Photo d'Antoinette Chaudron 2Photo d'Antoinette Chaudron

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« spectacles au passé


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